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Exploration : Le Cap Vert

De novembre à juin, le Cap Vert est une très bonne option pour aller passer des vacances au soleil. Cet archipel de dix îles situé au large du Sénégal offre des décors riches et variés qui vous dépayseront sans avoir à aller à l'autre bout du monde. Pour s'y rendre depuis la France, il existe des vols directs d'une durée d'environ 6h30. Sinon, beaucoup d'itinéraires proposent de passer par des escales au Portugal ou au Maroc.

Avec ma copine, nous décidons d'y aller tout le mois de novembre pour essayer de visiter plusieurs îles et profiter un maximum de la diversité que semble offrir ce territoire. Nous atterrissons à Praia, sur l'île de Santiago mais notre objectif est de prendre un ferry dès notre arrivée pour nous rendre sur l'île de Fogo. À Fogo, de petits villages typiques, un joli Airbnb et l'ascension d'un volcan nous attendent !

Arrivés par avion dans la nuit, nous nous rendons directement au port pour prendre le ferry de 7h30. Billets en poche, nous commençons une longue attente sans aucune nouvelles... À 13h30, soit 6h plus tard, on nous annonce qu'il n'y aura peut-être pas de bateau. On nous propose d'attendre 5h de plus pour voir si celui de 18h30 va partir... sympa comme première journée de vacances. Énervés, on décide d'y aller par un autre moyen mais tous les avions sont pleins. D'ailleurs, tout est plein pour partir n'importe où. Nous sommes bloqués ici.

Fatigués du voyage ainsi que de la situation mais bien décidés à profiter de nos vacances, nous trouvons un hébergement à Cidade Velha, un petit village de pêcheur à une vingtaine de minutes de route du port de Praia. Cette petite crique est très jolie. Le décor est composé de roches volcaniques, de sable noir et de petits bateaux colorés. Malheureusement, notre accès à la plage est limité car un film est en cours de tournage. Sacré première journée...

Le lendemain nous prendrons le premier vol possible. Nous irons sur l'île de Sal. (spoiler : le premier vol était à 14h et il avait 1h de retard)

Île de Sal : arrivée et trouvaille de tortues

Après plus de 48h de voyage (pour une destination à 6h de Paris), nous nous posons enfin ! Nous avons un Airbnb correct dans la ville de Santa Maria, situé face à l'océan. Il fait 30 degrés, un grand soleil illumine le ciel, nous pouvons enfin commencer les vacances ! Nous passons la première après-midi à la plage et le soir quand les températures baissent un peu, nous partons courir pour explorer les alentours pendant le coucher du soleil.

L'île de Sal est volcanique. Elle est majoritairement toute plate et son sol se compose d'un dégradé de sables de toutes couleurs. Par zones on retrouve du jaune, du rouge, de l'ocre, du noir, du blanc... Tout un panel de couleurs chaudes qui s'accorde parfaitement et qui rend les paysages atypiques. Durant notre footing, nous tombons sur une association qui relâche des bébés tortues dans l'océan. Ce n'est pas tout les jours que lors d'un footing on tombe sur des bébés tortues pendant le coucher de soleil sur une île volcanique !

Le jour suivant, nous voulons voir des tortues en snorkeling. Pour cela, tous les sites internet et toutes les agences locales recommandent d'aller à Murdeira. C'est à 15min de voiture, nous y allons. Sur place, des vagues puissantes de plus d'un mètre s'écrasent contre des roches volcaniques coupantes et la visibilité sous l'eau ne dépasse pas 10cm. C'est un sacré échec. Heureusement, la vue est belle et le soleil brille toujours autant. Tant pis, ça sera journée bronzage et filets poissons grillés. Depuis la terrasse du restaurant, on voit la mer. J'aperçoit une tortue dans les vagues, puis une deuxième. Elles sont bien là mais totalement inaccessibles. Apparement, à certaines périodes de l'année on peut même voir sauter les baleines ici dans la baie de Murdeira.

Île de Sao Sal : faire le tour en 4x4

L'île de Sal est assez grande. Nous décidons de louer une voiture pour aller l'explorer. On nous avait proposé de partir en groupe pour moins cher, mais être vingt touristes dans un minibus, avec un itinéraire fixe, ne nous plaisait pas vraiment.

Nous fonçons directement à Buracona, à la grotte " Blue Eye ". Sur les photos c'est un site naturel magnifique où dans une grotte un rayon de lumière traverse l'obscurité pour offrir un spectacle irréel. En réalité, on paye une entrée pour se retrouver dans une queue de touristes et ne rien voir de bien impressionnant. Encore une fois, c'est l'échec.

L'arrêt suivant est Shark Bay, un spot pour aller observer de jeunes requins citrons dans leur milieu naturel. Je suis fan de requins, j'ai tellement hâte ! En arrivant au parking, on voit au loin un centaine de touristes agglutinés autour de trois pauvres requins. À peine garés on nous accoste pour nous obliger à payer un guide qui nous accompagnera dans les 30cm d'eau. C'est pour " la préservation de l'espèce et du site naturel " nous dit-on. Il y a même des panneaux officiels l'indiquant clairement. Perplexes, nous discutons avec un " guide ". Il nous affirme que sans eux il n'y aurait pas de requins car il n'y aurait personne pour les attirer avec de la nourriture. C'est lunaire. Cet attrape-touriste nuisant à la faune sauvage plutôt que de la protéger nous dégoûte. Nous ne mettrons pas un pied dans l'eau et partons sur le champs.

Trois activités sur l'île, trois échecs. Nous décidons de fuir tous les sites touristiques. Le reste de notre journée se fera entre drifts sur les sentiers et randonnées sur des petits volcans. Grand bien nous en a pris, nous avons bien plus profité de la journée de cette manière. Pour rajouter un peu de galères, nous plantons le 4x4 dans le sable à trois reprises. Pas pratique mais ça nous fait beaucoup rire et ça créera des anecdotes dont on se souviendra. Je vous recommande de louer la voiture la plus puissante possible car sur l'île de Sal il y a peu de routes en dur et on peut vite se retrouver en difficulté.

Dernière étape, les salines de Pedra de Lume. Tout le monde paye pour y entrer et se baigner dans l'eau salée. Mais on a eu assez. On trouve un petit sentier qui part sur la droite avant l'entrée du site touristique. Il nous mène à un point de vue sur les salines, ça nous suffira. Notre conclusion est que cette île est trop touristique et qu'on en fait le tour rapidement. Je ne recommande pas vraiment d'y aller. Apparement on peut aussi y faire du kitesurf, c'est un site réputé. Peut-être que pour cette activité, elle, en vaut le détour.

Bien décidés à partir, nous prenons un billet d'avion pour le lendemain soir. Après une journée plage, nous nous rendons à l'aéroport. L'avion, lui, n'arrivera jamais. Alors que nous devions partir à 21h, on nous apprend à minuit que le vol est annulé. On ne nous donne aucune information sur un potentiel nouveau vol et on nous annonce que tous les hôtels de l'île sont complets. Super, on va dormir dans l'aéroport, à même le sol, sans savoir combien de temps cette mascarade va durer. Je commence à en avoir ras la casquette de ce pays de m**de. Un nouveau vol nous sera finalement donné à 13h le lendemain.

Île de Sao Vicente : Mindelo, ville riche en culture

À Sao Vicente nous retrouvons le sourire. Nous logeons à Mindelo, la ville principale de l'île. C'est le centre culturel du Cap Vert. Ici les maisons sont colorées et la musique locale vient rythmer les soirées. Il y a un grand port, un marché, une plage et beaucoup d'habitation. C'est une ville qui vit !

Au petit matin nous allons faire le marché. D'abord, nous passons par les stands de poissons. Ils sont tous regroupés au même endroit, près du vieux port. Avec l'arrivage des poissons du jour, tout le monde travaille, le lieu regorge d'énergie. Il y a foule. Je prends un maximum de photos dans ce haut lieu de la vie locale. On sent que le marché aux poissons a une partie importante de la vie des autochtones.

Ensuite, nous passons aux étales de légumes qui se situent dans deux autres bâtiments distincts. Avec Lisa on découvre de nouveaux fruits et légumes. Une dame nous propose par exemple de tester une petite baie d'ici. Problème, elle a un goût amer immonde et elle nous en redonne une deuxième. Ça nous prendra la bouche pendant une vingtaine de minutes mais l'expérience en valait la peine. Toujours tester de nouvelles choses ! Nous passons aussi un moment à écosser des haricots sur un stand. Pourquoi ? Comme ça, pour participer à la vie locale et enrichir notre expérience.

Enfin, il y a un marché pour les vêtements et bibelots. En y allant aurons fait un tour complet. Se balader dans toutes ces rues colorées était très agréable. Une très bonne mâtinée de laquelle nous rentrons avec de quoi cuisiner un gourmand repas.

Les soirs, nous allons au restaurant manger des poissons frais grillés. Nous recommandons le Metalo pour sa nourriture et ses concerts en live. Nous y sommes allés trois fois et n'avons jamais été déçus. En plus des poissons, ils font aussi d'excellent burgers maison avec frites de patates douces.

Île de Sao Vicente : faire le tour en voiture

Pour ce deuxième jour, nous décidons de faire le tour de l'île en voiture. Cette fois, pas besoin de 4x4, les routes sont construites en dur. Sur les grandes plages de sable blanc nous sommes presque seuls au monde. C'est assez satisfaisant et nous profitons à fond de ces décors de rêve libres de tous touristes !

En longeant la côte, de nouveaux paysages grandioses s'offrent à nous. J'ai rarement vu des routes aussi belles. Le contraste entre roches volcaniques sombres, sable blanc et bleu de l'océan est saisissant. Je m'imagine les images que je pourrais faire ici si je venais tourner des campagnes publicitaires. Mais l'heure est aux vacances alors nous continuons d'avancer jusqu'au village de Calhau.

Dans ce village il n'y a presque rien. Il semble déserté. Seul un groupe de pêcheurs vide ses poissons au bord de l'eau. On voit aussi un type en train de faire du snorkeling un peu plus loin. On s'approche de l'eau mais elle n'est pas très transparente. La visibilité semble être d'un mètre et le ciel est gris donc la lumière ne passe pas. Ce n'est toujours pas ici que nous allons réussir à observer les fonds marins.

Alors que je me fais cette réflexion, Lisa me crie qu'un requin passe juste devant nous ! Attiré par les restes de poissons des pêcheurs, il passe juste à côté du rivage. Il fait clairement plus d'un mètre. Même si j'adorerai l'observer, je ne mettrai pas un pied dans l'eau dans ces conditions, je suis une trop grosse flippette dès que la visibilité est mauvaise. On sera bien plus en sécurité sur la terrasse du seul restaurant du village. Déguster un thon grillé me semble bien plus raisonnable.

En faisant le tour de Sao Vicente, l'île nous a paru abandonnée. Les maisons sont délabrées, il n'y a personne dans les villages, très peu de restaurants, pas de touristes.. L'atmosphère est assez étrange alors que les espaces naturels sont vraiment beaux.

Île de Sao Vicente : plongée et snorkeling

Sao Vicente est supposé être un bon endroit pour le snorkeling. Malgré l'échec de la veille, nous retentons. À l'ouest de l'île, au niveau d'un village nommé Sao Pedro, il parait que l'on peut voir des tortues. Avec Lisa nous y allons pour le lever du soleil. On veut profiter des jolies couleurs et être les premiers à l'eau. Nous prenons notre petit déjeuner assis dans des barques colorées, c'est magnifique.

Très vite, des locaux viennent nous accoster pour nous vendre l'observation des tortues... ils veulent nous faire prendre leur bateau pour aller sur le bon spot. Il s'avère qu'ils font payer 25€ pour amener les touristes à 50m du bord de la plage, dans un endroit où ils nourrissent tous les jours les tortues... On commence à vraiment en avoir marre de toutes ces arnaques qui de plus sont problématiques pour la faune locale. Jamais on ne paiera pour ça !

On part donc tous les deux, de notre côté, pour observer les fonds marins à notre manière. Peut-être qu'on ne verra rien, mais au moins nous sommes respectueux de la nature. Sous l'eau, de nombreux poissons sont au rendez-vous. Il y a des poissons trompette gris, des diodons, des bancs de poissons jaunes, des poissons flûte et une multitude d'autres petits poissons gris ou bleus. Les fonds marins sont riches mais peu colorés. Rien à voir avec les expériences que j'ai pu avoir en Indonésie. Mais ça reste très sympathique ! Après 15min de recherche, on trouve même des tortues ! Au total, sur deux sessions de 20min, nous en trouvons cinq.

Désireux d'en voir plus sur la faune aquatique du Cap Vert, on décide de réserver une plongée. Évidemment, en arrivant sur les lieux indiqués, personne n'est là pour nous accueillir. Nous devons envoyer des messages par Whatsapp pour avoir des informations. La réponse, très vague, arrive. Nous pourrons plonger dans deux jours. Et en ce qui concerne le spot ou les observations marines possibles, nous verrons bien. De toute façon nous ne sommes pas surpris, même sur internet on nous annonce tout et son contraire. On a l'impression qu'ici il y a tout, mais qu'on ne verra rien. Requins blancs, requins baleines, requins marteaux, requins scie, requins bouledogue, raies manta, poissons lune, tortue, dugong... La liste est longue mais nous parait un peu incohérente. En plus il n'y a pas de spots particuliers indiqués pour faire ces observations. C'est comme s'ils découvraient encore les lieux.

Le jour de la plongée arrive. L'accompagnateur est très gentil. Il nous amène plonger sur une épave. Le site est impressionnant et recouvre une large surface. Il regorge de poissons de toutes tailles. La visibilité est bonne même si l'eau n'est pas cristalline. La plongée se passe bien. Nous voyons même des murènes et une raie endormie dans l'épave.

Île de Santo Antao : Vallée de Paul

Depuis Mindelo, il faut prendre un ferry pour se rendre sur l'île de Santo Antao. C'est le ferry le plus fiable du pays nous dit-on. Cette fois miracle, le bateau part à l'heure ! La traversée entre les deux îles est assez rapide, environ une heure.

Sur Santo Antao, nous accostons à Porto Novo. Il nous faut prendre un transport en commun pour nous rendre à notre destination finale : la vallée de Paul. Attention, à la sortie du ferry les taxis sont très agressifs. Ayez bien en tête que les taxis privés à 60€ ne sont pas la norme. Prenez un minibus de 8/10 places et payez seulement 10€.

Alors que tout ce que nous avions au Cap Vert était très aride, la vallée le Paul est recouverte de plantations. Dans cette vallée il y a un micro-climat et il pleut régulièrement. Nous arrivons d'ailleurs sous les gouttes. Nous logeons "Chez Sandro", un français habitant la vallée et proposant des logements en demi-pension. Sandro, le propriétaire est très sympathique et nous donne de bons conseils. Il est toujours là pour aider quand on en a besoin. Ses logements sont en plus abordables et on y retrouve tout ce qu'il faut. Une bonne adresse ! Pensez à réserver car à un moment il n'avait plus de place et nous avons du partir ailleurs.

La vallée de Paul n'a rien à voir avec le reste du Cap Vert. Les paysages ressemble à ceux de La Réunion. Il y a de grands sommets recouverts de végétation. L'air y est chaud et humide. C'est un climat favorable à la culture de nombreuses plantes. Les locaux l'ont bien compris. Ils ont construit des terrains en terrasse à flanc de montagnes. Ils y cultivent bananes, cannes à sucre, choux, petits pois, patates douces, graines de cafés, papayes, pommes, poires et autres. Ça se ressent aussi dans l'alimentation. Les restaurants proposent des recettes plus diversifiées que dans le reste du pays. Nous avons d'ailleurs notre établissement préféré : Chez Adi et Juju. Les gérants sont incroyablement gentils et leur cuisine est excellente. Chaque jour on se régale !

Niveau randonnées, nous sommes servis. Sandro nous indique chaque jour des itinéraires partant de chez lui. À chaque fois le dénivelé est assez important mais les points de vue sensationnels sont de belles récompenses. Nous prenons une seule fois la voiture pour aller dans la vallée d'à côté, la vallée de Xoxo. Là-bas il y a une cascade et les montagnes sont encore une fois très vertigineuses.

Île de Santo Antao : cratère de Cova

Depuis chez Sandro, on peut aussi partir à pied pour aller visiter le cratère de Cova. La majorité des gens font l'itinéraire dans le sens inverse pour faire le sentier dans le sens de la descente. Nous préférons partir d'en-bas, dormir là-haut, et revenir par le même chemin le lendemain matin.

Le sentier est très pentu et la majorité du temps en plein soleil. Avec la chaleur du Cap Vert, il est recommandé de bien s'hydrater et de commencer la randonnée tôt dans la journée. C'est très physique et on comprend pourquoi la majorité des gens le font dans l'autre sens. Mais la vue est toujours aussi belle et nous prenons notre temps. L'après-midi nous ferons une sieste sous un arbre dans le cratère.

Le cratère de Cova, totalement inactif depuis des milliers d'années, est aujourd’hui un plateau agricole. Les champs de cultures y forment un patchwork coloré. Depuis les hauteurs des pics alentours, on observe régulièrement des mers de nuages. Nous avons la chance de voir tout ça de nos propres yeux.

Après une journée sportive, nous trouvons un espace pour placer notre tente dans le cratère (en demandant l'autorisation aux propriétaires des terrains). Rapidement, le site se vide de touristes et nous sommes seuls dans l'immensité du lieu. Nos seuls compagnons : deux veaux, un taureau et un âne. Le cadre est parfait pour passer une belle soirée à deux. Une fois la nuit tombée, les étoiles sont même au rendez-vous !

Au petit matin, nous sommes déjà sur place. Il nous suffit de marcher 10min pour aller jusqu'à un point de vue. On y admire le lever de soleil sur la vallée de Paul. En plus de ça, une petite mer de nuages offre un magnifique spectacle. Le spot parfait pour prendre le petit déjeuner !

Après avoir bien profité du paysage et rangé la tente, nous redescendons dans la vallée de Paul pour nous reposer et profiter d'un dernier repas chez Adi et Juju. Au programme du dernier soir dans la vallée, c'est festin ! On prend plusieurs entrées, quelques tournées du punch maison et des plats à partager. À la fin du repas on achète même deux bouteilles de punch maracuja pour les boire avec nos amis en France.

Île de Santo Antao : Ponta do Sol

Toujours sur l'île de Santo Antao, notre prochain stop est Ponta do Sol. Nous y allons en enchainant plusieurs bus publics. C'est assez simple, plutôt rapide et très peu cher.

Ponta do sol est un village de pêcheurs. Il y a un port duquel partent les marins dans leurs petits bateaux colorés, quelques restaurants, et des vasques d'eau salée en roche volcanique qui bordent l'océan. Ces dernières permettent de se baigner sans danger. Sans elles il faudrait aller directement dans la mer mais il y a de la houle et l'accès à l'eau n'est pas aisé. Ce serait dangereux. Nous passons l'après-midi à bronzer et à nous baigner. Ça fait du bien.

Nous visitons aussi le village. Le port, attire notre attention. C'est ici que se passe la majorité des actions. Pendant que certains trient les poissons, les anciens eux jouent aux cartes. On ne comprend rien aux règles mais nous restons pour observer. Au bout d'un moment, les joueurs commencent à nous parler. Ne parlant pas portugais, on ne comprend toujours rien mais à force de gestuelles et d'exemples, nous intégrons petit à petit les règles. Lisa et moi, chacun derrière notre mentor, devenons complices de leurs stratégies et nous prêtons au jeu.

En allant dans le port, nous avons aussi un objectif en tête : essayer d'embarquer sur un bateau de pêcheur pour aller vivre l'expérience avec eux. Nous demandons et ils sont d'accords moyennant une petite rémunération. Ils nous donnent rendez-vous le lendemain à l'aube.

À 6h du matin, alors que le village dort encore, nous partons avec deux pêcheurs. On longe la côte et ils nous montrent quelques lieux d'intérêt. D'abord, un petit village coloré niché sur une falaise nommé Fontainhas. Puis, une grotte volcanique dans laquelle l'eau est d'un bleu très profond. Nous nous arrêtons ensuite un peu plus loin pour commencer la partie de pêche. Nous avons une ligne chacun avec au bout deux hameçons.

Au début, c'est timide. Mais au bout d'un moment nous enchaînons les prises ! Il y a plusieurs espères de poissons mais ceux qui reviennent le plus souvent sont les garupas. C'est ceux que nous mangeons souvent au restaurant. Ils sont d'un rouge éclatant et ont des tâches bleues hypnotisantes. Nous prenons aussi deux petites murènes. Après 1h, le capitaine nous demande si nous voulons rentrer. Il a peur que nous soyons lassés et veux que nous soyons satisfaits de la sortie. Nous lui disons que nous allons parfaitement bien et que nous rentrerons quand il aura autant de poissons qu'il le souhaite. Au final, nous restons deux heures de plus et rentrons la cale pleine de garupas ! Lisa et moi avons largement participé à cette pêche en prenant 25 poissons à nous deux ! On repart avec quatre d'entre eux et les cuisinons pour le repas.

L'île de Santo Antao nous a beaucoup plu dans sa globalité, tout comme celle de Sao Vicente. Ce sont deux îles que nous recommandons. En revanche, nous ne sommes pas du tout satisfaits des transports hors de ces deux îles. Les ferries et les avions n'étaient jamais à l'heure (voir annulés). Ça a eu un gros impact sur notre voyage. Par exemple, nous n'avons jamais pu aller à Fogo. Nous avons aussi failli manquer notre vol retour pour la France alors que nous avions pris toutes nos précautions. Nous avions réservé un vol interne trois jours avant la date du départ. Il a été annulé puis décalé trois fois. En prenant trois jours d'avance, nous sommes finalement arrivés 1h seulement avant notre avion de retour pour la France. C'est le gros point noir du Cap Vert : on ne peut avoir confiance en aucun transport ! Au total, sur 23j nous avons perdu 5j à cause de ça. C'est beaucoup trop.

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