
Exploration : le Costa Rica
Le Costa Rica faisait partie de ces destinations qui me faisaient rêver depuis longtemps. Dans mon imagination, aller dans ce pays était comme entrer dans un épisode de National Geographic. S'immerger dans une jungle merveilleuse regorgeant d'animaux sauvages incroyables et de plantes atypiques. C'était également un lieu où trouver de petites plages sauvages et paradisiaques pour bronzer, sortir son tuba et parfois aller surfer sur des vagues turquoises.
Alors sur un mois, je suis parti avec un ami pour explorer la côte Pacifique et les jungles du pays. Au fil des kilomètres, nous avons observé une incroyable diversité d'animaux, traversé des paysages très variés et vécu de belles aventures, avec aussi quelques surprises qui ont parfois bousculé l'image que nous nous faisions du Costa Rica.
Dans cet article, je vous partage simplement mon expérience, étape par étape. Vous y trouverez mes coups de cœur, les endroits qui m'ont un peu moins convaincu, mes conseils, ainsi que tout ce que j'aurais aimé savoir avant de partir. J'espère que ce retour d'expérience vous aidera à préparer votre propre voyage et, pourquoi pas, à découvrir à votre tour ce petit pays à la biodiversité exceptionnelle.

Arrivée à San Rose
Comme la majorité des voyageurs, notre aventure débute à San José, où se situe le principal aéroport international du Costa Rica. Mais les premières heures sur le sol costaricien ne vont pas se passer comme prévu.
À peine arrivés, on m'annonce que ma valise est restée à notre dernière escale. Il faudra attendre le lendemain pour qu'elle soit acheminée par un autre avion. Il est près de 22 h, je viens d'arriver sur un nouveau continent et je n'ai plus aucune affaire avec moi. Le voyage commence plutôt mal.
On décide malgré tout de rejoindre notre auberge de jeunesse en taxi. Après une vingtaine de minutes de route, Anthony lance en rigolant : « Imagine, il nous dépose ici. »
Au même instant, le taxi s'arrête.
Nous descendons dans une rue déserte, bordée de hauts murs gris surmontés de barbelés. L'ambiance est particulièrement froide et peu rassurante. Pendant quelques secondes, on se demande sincèrement si le chauffeur ne s'est pas trompé d'adresse. Pourtant, c'est bien ici. Une personne nous ouvre le portail et nous fait entrer. À l'intérieur, pas un bruit. Aucun autre voyageur, aucune animation. L'auberge semble complètement vide, presque abandonnée. L'endroit a quelque chose d'étrange, mais la fatigue prend le dessus et nous allons nous coucher sans trop nous poser de questions.
Le lendemain matin, en attendant que ma valise soit livrée, nous partons découvrir San José. Très honnêtement, la capitale ne nous séduira pas. L'architecture est assez banale, les grandes avenues sont envahies par les enseignes de restauration rapide et certains quartiers dégagent rapidement un sentiment d'insécurité. On est très loin de l'image de nature luxuriante que l'on associe généralement au Costa Rica.
Le principal lieu d'intérêt reste le marché central. On y croise les habitants venus faire leurs courses, quelques petits restaurants traditionnels et une ambiance plus authentique que dans le reste de la ville. Nous en profitons pour goûter un petit-déjeuner typique : le gallo pinto, un mélange de riz et de haricots noirs accompagné d'œufs, de bananes plantains et de tortillas. Un plat simple, copieux et délicieux !
Malheureusement, cette parenthèse ne dure pas longtemps. En nous voyant sortir nos appareils photo, une serveuse nous conseille immédiatement de les ranger et de quitter le marché en empruntant uniquement une rue bien précise afin d'éviter les vols. Un conseil donné avec beaucoup de sérieux, qui confirme le sentiment ressenti depuis notre arrivée. Nous repartons alors prudemment, sous une averse torrentielle...
Le seul véritable moment agréable de cette première journée sera la traversée d'un petit parc verdoyant, où nous apercevons nos premiers animaux sauvages : quelques écureuils, plusieurs oiseaux tropicaux et un peu de cette nature qui fait la réputation du pays.
Au final, San José nous a laissé une impression très mitigée. À moins d'y être contraint par votre vol, je ne recommanderais pas d'y passer plus d'une nuit. Le véritable Costa Rica commence, selon moi, dès que l'on quitte la capitale.

Jaco
Après quelques heures de route, changement complet d'ambiance avec Jacó !
Nous arrivons sous un grand soleil, face à une immense plage bordée de palmiers. Nos sourires reviennent instantanément ! On aperçoit des surfeurs et un groupe de jeunes jouant au volley devant une auberge de jeunesse ouverte sur la plage. Le paradis ! C'est ici que nous nous installerons.
La ville de Jacó une station balnéaire surtout connue pour le surf et la fête. Les vagues y sont accessibles à tous les niveaux, c'est donc l'endroit parfait pour que mon compagnon de voyage puisse apprendre tranquillement. La plage est très vaste et il est possible de surfer un peu partout sans se marcher dessus, ce qui est idéal. Je recommande vivement cette destination aux débutants. Seul petit point négatif : il n'est pas possible de surfer toute la journée, car à marée basse, il n'y a plus assez de profondeur.
À Jacó, on peut aussi observer la faune sauvage. Depuis la plage, il est possible d'apercevoir des aras rouges. C'est d'ailleurs le seul endroit où j'en ai vu ! Ces magnifiques perroquets se repèrent facilement grâce à leurs cris et à leur plumage d'un rouge éclatant. On les observe souvent dans les palmiers du bord de mer ou dans les arbres dont ils apprécient les noix.
Depuis la ville, on peut également rejoindre à pied un ancien observatoire appelé El Mirador El Miro. Une courte randonnée à travers la forêt permet d'accéder à ce lieu atypique, entièrement recouvert de graffitis. Les fresques sont très réussies et la vue sur la baie vaut largement le détour. Cette balade nous a aussi permis d'observer plusieurs singes ainsi que de magnifiques grenouilles dendrobates dorées.
Enfin, plusieurs excursions sont proposées au départ de Jacó. Le parc national de Carara permet de s'immerger dans la nature et observer de nombreuses espèces d'oiseaux. Quant à la rivière Tárcoles, elle abrite l'une des plus fortes densités de crocodiles au monde.
Jacó est, selon moi, une très belle étape lors d'un voyage au Costa Rica. La ville et ses alentours ont beaucoup à offrir. Mes seules petites déceptions concernent l'eau, qui n'était absolument pas transparente contrairement à ce que laissaient penser de nombreux guides, ainsi que l'ambiance festive, bien moins présente que ce à quoi je m'attendais. Heureusement, ces deux points sont largement compensés par tout le reste !

Parc national Manuel Antonio
La suite de notre voyage nous amène à Quepos, village situé à côté du parc national Manuel Antonio, l'un des plus célèbres du pays !
Depuis Quepos, en quelques minutes de bus public ou de taxi, on arrive au parc national. Je suis un peu déçu de prime abord car j'imaginais être immergé dans la jungle mais la réalité est assez différente. Les sentiers sont très aménagés et il y a beaucoup de monde. Ce n'est pas un parc immense où l'on peut se perdre pendant des jours à la recherche des animaux mais plutôt un itinéraire pédestre délimité largement faisable à la journée.
La faune est pourtant bien présente. Nous avons observé plusieurs espèces de singes, des paresseux, de nombreux iguanes, de jolis oiseaux, des petites biches, des insectes en tous genre et même une petite tortue de terre. Des observations uniques ! Mais attention, elles se méritent. Il faut arpenter le parc pendant de nombreuses heures, en étant attentif aux moindres détails. Beaucoup d'espèces se camouflent parfaitement et je recommande de prendre un guide qui saura trouver un maximum d'espèces.
Le parc alterne entre zones marécageuses, forêt et plages paradisiaques. On peut facilement y passer la journée. Beaucoup de personnes marchent le matin et profitent du soleil l'après-midi.
Malgré sa réputation, Manuel Antonio ne restera pas mon parc préféré du Costa Rica. Les paysages sont très beaux, les plages magnifiques et l'observation des animaux reste intéressante, mais je m'attendais à une ambiance plus sauvage et à une forêt plus impressionnante. C'était un peu trop touristique pour moi. En plus, j'ai vu tout autant d'animaux en allant courir à l'aube sur la côte environnante, qu'en payant pour entrer dans le parc. À l'extérieur j'ai pu voir iguanes, toucans, singes et pélicans.
Cela reste malgré tout une étape agréable, notamment si c'est votre premier parc national du voyage. Pour ma part, j'ai préféré d'autres régions du Costa Rica, où la nature m'a semblé plus préservée et l'expérience plus immersive.

La Fortuna et le volcan Arenal
Direction ensuite La Fortuna, plus au centre du pays, où on retrouve un climat très humide et chaud propice au développement d'une nature foisonnante.
En arrivant sur les lieux, on est impressionné par la vue sur le fameux volcan Arenal et par toutes les activités touristiques proposées. Cependant on se rend très vite compte que tous les sites naturels autour de La Fortuna sont privés et payants. Même certains petits chemins qui semblent s'enfoncer librement dans la forêt sont interdits d'accès. J'en ai fait l'expérience un soir. Équipé de ma frontale, je pars discrètement à la recherche des grenouilles et serpents. Après quelques minutes seulement, une personne m'interpelle et me demande de quitter immédiatement les lieux. J'essaie de discuter avec lui mais la réponse est sans équivoque. Il commence à compter en montrant sa machette " 10, 9, 8, 7, 6...". Vous imaginez que je suis vite parti sans négocier...
Cette soirée résume assez bien mon ressenti sur La Fortuna. J'ai parfois eu l'impression que la nature y était devenue un produit touristique. Chaque parcelle de forêt est délimitée et appartient à une attraction. Les paresseux, par exemple, sont observables 100% du temps car ils sont regroupés dans des parcelles privées. Je n'ai pas voulu y aller. Venant des Alpes où tout est accessible, j'ai eu beaucoup de mal à voir que la nature était délimitée, privatisée et monétisée.
En revanche, impossible de nier une chose : la biodiversité est exceptionnelle. C'est notamment ici que j'ai trouvé une grosse variété de grenouilles. Les dendrobates et leurs différentes espèces très colorées m'ont notamment fasciné !
Non loin de La Fortuna, il y a aussi des célèbres sources d'eau chaude. Chauffées naturellement par l'activité géothermique du volcan Arenal, elles offrent un moment de détente particulièrement agréable. Et ici certaines portions naturelles sont accessibles au public ! Se baigner dans une eau à plus de 35 °C entouré de végétation tropicale est une expérience à vivre.
Le véritable coup de cœur de cette étape reste toutefois le parc national du volcan Arenal. Les sentiers traversent d'anciennes coulées de lave, des forêts tropicales, des zones plus ouvertes offrant de superbes points de vue sur le volcan. Les paysages changent constamment, ce qui rend la randonnée très agréable.
La faune y est également omniprésente. Nous avons observé de très nombreux oiseaux, plusieurs coatis, des lézards, des araignées et une multitude de papillons. Cette diversité, associée aux paysages volcaniques, fait du parc l'un de mes préférés du Costa Rica. Les oiseaux sont tous originaux. On passe des trogons ultra colorés, aux grands Hoccos et leur allure d'oiseaux préhistoriques. La flore elle aussi tire son épingle du jeu avec une diversité folle.
Si La Fortuna m'a parfois laissé un sentiment mitigé en raison de son côté très touristique et de sa nature très encadrée, le parc national Arenal a largement compensé cette impression. Pour moi, c'est une étape incontournable, autant pour la beauté de ses paysages que pour la richesse de sa faune.

Monteverde et Santa Elena
Après l'ambiance très cadrée de La Fortuna, direction les montagnes du Costa Rica. Dès les premiers kilomètres, le décor change complètement. Les températures baissent, les nuages s'accrochent à la forêt et la pluie devient beaucoup plus fréquente. Ici, il fait plus frais, plus humide… mais c'est exactement ce qui donne à Monteverde son atmosphère si particulière.
Notre première découverte est El Tigre Waterfalls. Pour moi, c'est sans hésiter l'une des plus belles randonnées du Costa Rica.
Le sentier serpente à travers une véritable jungle, franchit plusieurs ponts suspendus et longe une succession de cascades plus impressionnantes les unes que les autres. Contrairement à beaucoup d'autres sites du pays, on ne se contente pas d'admirer une cascade depuis un belvédère : ici, on marche pendant plusieurs heures au cœur de la forêt. Chaque virage dévoile un nouveau paysage et l'on se sent réellement plongé dans une nature sauvage. C'est aussi ici que j'ai eu la chance d'observer un kinkajou.
Peu convaincus par le temps pluvieux, mes amis me laissent ici pour retourner au soleil sur la côte. Je reste seul, car ma visite des lieux n'est pas finie. Je veux m'immerger dans la forêt pluviale pour trouver le légendaire Quetzal. Je tiens aussi à enfin trouver un serpent car jusqu'ici je n'ai pas réussi à le faire. Donc je reste, plein d'ambition, pour explorer les environs.
Mes recherches commencent au parc national de Santa Elena. Malheureusement, cette sortie sera un peu décevante. Je marche presque 30km dans la journée, couvrant absolument tous les sentiers du parc, mais ne trouve aucun animal. La forêt de nuages reste toutefois magnifique. Les arbres disparaissent sous les mousses, les fougères et les plantes épiphytes, créant une ambiance presque mystique. Même sans faune, la balade vaut le détour pour la beauté de cette végétation unique.
Le lendemain, je tente un nouveau parc national : Monteverde.
L'atmosphère y est difficile à décrire. Entre le brouillard qui enveloppe la forêt, les arbres recouverts de mousse, l'humidité omniprésente et les cris des oiseaux qui résonnent dans la canopée, on a vraiment l'impression d'être au cœur d'une jungle préservée. C'est exactement l'image que je me faisais du Costa Rica avant de partir.
Malheureusement ce jour là la pluie est omniprésente. Après avoir passé de longs moments à observer les dizaines de colibris venant se nourrir près des centres d'accueil, je pars pour plusieurs heures de marche, dans 99% d'humidité. Le pluie ne s'arrête pas une minute de tomber, je suis trempé et frigorifié. Mais je continue, et, quelques minutes avant la fermeture du parc, apparaît le fameux quetzal ! Éclair furtif d'un vert intense, le quetzal se pose sur une branche à quelques dizaines de mètres de moi. Je le regarde quelques instants puis, alors que je sortais l'appareil photo, il s'échappe. Même sans photo souvenir, apercevoir cet oiseau considéré comme l'un des plus beaux au monde, restera l'un des grands moments du voyage.
Le jour suivant, la pluie laisse enfin place au ciel bleu. Je décide de retourner à Monteverde pour voir le parc sous un autre jour et essayer de retrouver le quetzal. Le scénario se répète : je trouve le quetzal en toute fin de journée, exactement au même endroit. Cette fois ils sont même deux beaux mâles. J'ai une bonne quinzaine de minutes pour les observer entre les branches. J'arrive même à les prendre en photo.
Dans la forêt pluviale, les nuits m'ont également réservé leur lot de surprises. Lors de plusieurs night tours organisé avec un guide, j'ai enfin trouvé plusieurs serpents, parfaitement camouflés dans la végétation. Nous avons également vu des tatous, paresseux, toucans et kinkajou. Une expérience que je recommande vivement tant elle permet de découvrir une facette totalement différente de la forêt.
Monteverde et Santa Elena font incontestablement partie de mes plus belles étapes au Costa Rica. Entre la randonnée d'El Tigre, l'observation du quetzal, les colibris multicolores et les sorties nocturnes à la recherche des serpents, j'y ai retrouvé cette sensation d'aventure et d'immersion dans la nature que j'étais venu chercher.

Tamarindo
J'étais aussi venu au Costa Rica avec une autre envie : découvrir ses fonds marins. Je n'avais pas de grandes ambitions, mais je voulais au moins enfiler un masque et un tuba pour observer quelques poissons tropicaux.
Jusqu'alors, les conditions rencontrées à Jacó et Quepos ne m'avaient pas permis de le faire. Je me mets donc à chercher « où faire du snorkeling au Costa Rica ». Une destination revient systématiquement : Tamarindo et ses alentours, avec la célèbre plage de Conchal, souvent présentée comme l'un des plus beaux endroits de la côte Pacifique, entre eau turquoise et sable blanc.
Nous décidons donc de nous y rendre.
Malheureusement, une nouvelle fois, la réalité ne correspond pas vraiment à l'image vendue par les guides de voyage et les réseaux sociaux. Sur la plage de Conchal, pourtant réputée, l'eau est si trouble que je ne distingue même pas mes pieds. Avec mes amis, nous passons deux jours à explorer différentes plages des environs dans l'espoir de trouver de meilleures conditions, mais sans succès. Les paysages restent agréables et certaines plages sont très belles même si l'eau n'est pas cristalline.
Aussi, à Tamarindo, l'atmosphère est beaucoup plus américanisée que dans le reste du pays. J'ai eu le sentiment que la ville avait perdu une grande partie de son identité costaricienne. Les établissements destinés aux touristes se succèdent, l'architecture est différente, les prix s'envolent et une importante clientèle nord américaine donne parfois l'impression d'être dans une station balnéaire des Etats-Unis.
Heureusement, tout n'est pas à jeter. En fin de journée, lorsque le soleil commence à descendre sur l'océan, de petites vagues se forment le long de la plage. Elles sont parfaites pour apprendre à surfer dans une ambiance détendue. J'en ai profité pour donner quelques cours à mes amis et partager avec eux leurs premières vagues. Un joli moment qui restera finalement mon meilleur souvenir de Tamarindo

Santa Teresa, la paradis des surfeurs
À Santa Teresa, l'ambiance est complètement différente du reste du pays. Ici, pas de grands hôtels ni d'immeubles en bord de mer. Les routes sont encore en grande partie en terre, les déplacements se font à scooter ou en quad et tout semble vivre au rythme de l'océan.
L'auberge de jeunesse est à quelques mètres d'une immense plage de sable blanc bordée de cocotiers. Toute la journée j'alterne entre sessions de surfs, sessions bronzage sur la plage, repas à l'auberge, siestes dans un hamac, sessions de pilate et ploufs dans la piscine. Et le soir, on se retrouve entre backpackers au bord de l'océan pour regarder le coucher de soleil puis on part faire la fête tous ensemble. L'atmosphère est incroyablement détendue et il est difficile de ne pas se laisser porter par ce rythme de vie. Je loue une planche de surf à un magasin local pour la semaine et je vis un véritable rêve.
Pour les surfeurs, Santa Teresa est un paradis. Les vagues y sont puissantes, régulières et bien plus grosses qu'à Jacó ou Tamarindo. Les débutants risquent de les trouver impressionnantes et auront parfois du mal à passer la barre, mais pour les surfeurs déjà à l'aise, les conditions sont exceptionnelles. C'est probablement le meilleur spot sur lequel j'ai surfé durant tout mon voyage au Costa Rica !
Si vous aimez le surf, les plages sauvages, les rencontres et les destinations où l'on se sent immédiatement bien, alors Santa Teresa est une étape incontournable. Pour moi, c'est tout simplement le plus bel endroit que j'ai découvert au Costa Rica et celui où je me suis senti le plus libre. Je rêverai d'y retourner encore et encore.

Mon retour d'expérience
Le Costa Rica restera pour moi une destination à part. Peu de pays permettent, en seulement quelques semaines, de passer d'une forêt tropicale peuplée de paresseux à un volcan encore actif, de partir à la recherche de serpents au cœur de la jungle, puis de terminer son voyage par une semaine de surf sur des plages paradisiaques.
Ce voyage m'a aussi rappelé qu'une destination n'est jamais exactement celle que l'on imagine. Derrière les photos parfaites des réseaux sociaux se cache parfois une réalité bien différente. Certaines étapes m'ont un peu déçu, d'autres m'ont totalement émerveillé. C'est aussi ce qui fait la beauté du voyage : découvrir un pays tel qu'il est réellement et se forger son propre avis.
Une chose est certaine : les amoureux de la nature y trouveront leur bonheur. Avec une biodiversité parmi les plus riches au monde, le Costa Rica offre des observations incroyables. Tout au long du voyage, il est possible de croiser des singes, des aras rouges, des toucans, des crocodiles, des paresseux, des serpents, des colibris, des grenouilles aux couleurs improbables, des iguanes et bien d'autres espèces. Peu de pays concentrent une telle richesse naturelle sur un territoire aussi petit.
En revanche, je ne recommanderais pas forcément cette destination à tout le monde. Le Costa Rica est un pays magnifique, mais il faut être conscient que voyager ici représente un budget conséquent. Le coût de la vie est élevé, la nourriture est souvent plus chère qu'en France, les déplacements sont nombreux et la plupart des activités sont payantes. Même certaines randonnées ou l'accès à des espaces naturels nécessitent un droit d'entrée. Pour profiter pleinement du pays, je pense qu'il est préférable de prévoir un budget confortable plutôt que de vouloir tout faire à moindre coût.
Malgré ces quelques réserves, je repars avec des milliers de souvenirs, des centaines de photos et la satisfaction d'avoir découvert un pays fascinant. Si je ne reviendrai sans doute pas tout de suite explorer la côte Pacifique, j'aimerais un jour partir à la découverte de la côte Caraïbes, qui semble offrir une ambiance complètement différente ! (sans oublier de faire un petit détour par Santa Teresa afin de retourner quelques jours au paradis)




















































































































































