
Safari en Tanzanie
Après l'ascension du Kilimandjaro, je suis resté deux semaines supplémentaires en Tanzanie pour profiter d'autres merveilles du pays.
À peine rentré des montagnes, je repars dès le lendemain matin à 5h pour un nouvel objectif : faire mon premier safari, en quatre jours, à travers de divers parcs nationaux.
Avec Simone, nous nous rendons dans un premier temps jusqu'à Arusha, où nous rejoignons quatre autres touristes avec lesquels nous partagerons l'expérience. Au total, nous sommes six dans un grand 4x4, avec un guide qui gère tout : logistique, entrée dans les parcs, logements, transport, recherche des animaux, etc...
Attention, les tarifs varient énormément. Pour avoir échangé avec d'autres personnes, le prix fluctue de 600€ à 1500€ pour exactement la même prestation. En Tanzanie, tout se négocie et il faut faire attention aux intermédiaires qui se prennent de grosses marges.

Parc National Tarangire
Notre aventure commence par une journée au parc national de Tarangire. Situé à seulement deux heures de route d’Arusha, le parc se déploie sur 2 850 km². Le paysage est composé de vastes paysages avec de nombreux baobabs ainsi qu’une rivière où viennent se désaltérer les animaux.
C’est dans ce parc que l’on trouve l’une des plus grandes concentrations d’éléphants en Afrique de l’Est. Et j’ai pu le voir de mes propres yeux, il y en avait réellement partout ! J’y ai aussi vu beaucoup de girafes, de jolis oiseaux, des mangoustes, des phacochères, quelques lionnes, des singes et des antilopes.
Ce parc est très différent des autres dans lesquels j’ai pu aller car il était très vert et assez dense en végétation. Ce n’était pas du tout comme je l’imaginais et ça change de la vision classique que l’on a des safaris. Il fallait chercher car les animaux pouvaient être cachés derrière les arbres et hautes herbes.
Je recommande d'y aller si vous avez le temps car il est unique en son genre. C'est le seul endroit où il y a des baobabs et des éléphants partout. Cependant si vous devez prioriser, alors je pense que les deux parcs suivant sont plus impressionnants.

Parc national Serengeti
En ce deuxième jour, nous faisons beaucoup de route pour arriver jusqu'à la zone où se situent les deux prochains parc : Serengeti et Ngorongoro. Mais le trajet en vaut la peine. Nous arrivons dans le décor du roi lion : d’immenses plaines à perte de vue avec par endroit de petites formations rocheuses où les lions se reposent au soleil.
Le parc national de Serengeti qui est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, occupe une surface de près de 30 000 km². Il est absolument immense et ressemble nettement plus à ce que je m’étais imaginé des safaris en Afrique. Réputé pour la Grande Migration, il accueille chaque année plus d’1,5 million de gnous, de zèbres et de gazelles à la recherche de pâturages.
Lors de notre passage, on y a en effet vu des troupeaux énormes mélangeant toutes ces espèces. Mais il y avait aussi des buffles, des hippopotames, des marabouts, des lézards bicolores...
C’est aussi le lieu où j’ai vu le plus de prédateurs. J’y ai observé beaucoup de lions, des guépards, des léopards et des hyènes. On a été assez chanceux car on a vu deux léopards. Un dans un arbre à faire la sieste et l'autre en fin de journée juste à côté de nous dans les hautes herbes !
Nous y avons fait deux sessions de recherches d'animaux : la première l'après-midi du deuxième jour et la deuxième le matin du troisième jour. Entre les deux, nous avons dormi dans la brousse !

Une nuit dans la savane Tanzanienne
Entre le deuxième et le troisième jour, nous avons dormi au beau milieu du parc national de Serengeti. Des campements délimités sont prévus à cet effet.
Le campement est assez simple : une grand rectangle de terre au milieu de la brousse, sur lequel on peut planter une quinzaine de tente + des toilettes + un espace repas en dur. Il n'y a AUCUNE protection entre les animaux et nous. Nous sommes en pleine nature et tout peut arriver. Bien entendu, les agences locales ont l'habitude de faire comme cela et il y a en réalité peu de dangers.
Une fois le campement installé, la nuit tombe rapidement. Nous nous retrouvons tous dans l'espace cuisine qui est une bâtiment en dur, avec un toit, une base solide, des murs en béton jusqu'à hauteur de taille puis grillagés jusqu'au plafond. On est donc à la fois à l'air libre mais protégés de la pluie et des animaux. C'est comme si nous étions dans une cage au milieu de la nature.
À l'extérieur, il y a aussi un espace barbecue, pour faire griller la viande. Je m'y approche par curiosité. À quelques mètres derrière le feu, à la limite des herbes hautes, ça bouge. Quel ne fût pas ma surprise de remarquer qu'il y avait des hyènes à à peine 5m ! Dans la soirée je les ai revues plusieurs fois. J'ai aussi aperçu un cerval pendant de longues minutes.
C'est dans ce cadre unique que nous sommes allés nous coucher. Mais la nuit fût agitée. Quelques minutes seulement après être rentrés dans notre tente, un orage a éclaté. Rapidement, la tente a commencé à fuir. J'étais donc au milieu de la savane, sous un orage, en train de prendre l'eau. Au final, j'ai rapidement pris la décision de courir sous la pluie et traverser le campement mon matelas sur le dos pour aller dans les parties communes. La nuit s'est terminée à dormir sur du carrelage, avec des moustiques et autres dizaines d'insectes de partout. Au réveil, j'avais une sorte de sauterelle sur la tête.. Une expérience peu commune mais qui m'a fait beaucoup rire ! Bref, une nuit qui restera dans ma mémoire un bon bout de temps !

Direction Ngorongoro
Entre les parcs Serengeti et Ngorongoro, il y a des espaces touristiques parlant des trouvailles archéologiques faites sur la zone. Je n’en avais aucune idée mais la Tanzanie est l’un des lieux où l’on a retrouvé les premières traces liées aux “ humains ”.
À Olduvai, des fossiles vieux de plus de 1,8 million d’années témoignent des premiers Homo habilis et de leurs outils en pierre. À Laetoli, ce sont des empreintes fossilisées d’Australopithecus afarensis vieilles de 3,6 millions d’années que l’on a retrouvé.
En Tanzanie, il y a une atmosphère que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. Il y a une énergie spéciale faisant que l’on se sent connectés à l’environnement qui nous entoure. Quand on m’a dit que nos ancêtres les plus anciens venaient d’ici, je n’étais pas étonné. J’avais le sentiment étrange d’être à la maison alors que j'étais à l’autre bout du monde, à des milliers de kilomètres de la France.
En tous cas, ces arrêts sur le trajet furent de belles surprises qui n'ont fait qu'enrichir cette expérience déjà exceptionnelle !

Cratère de Ngorongoro
Ce site classée au patrimoine mondial de l’UNESCO est une une caldeira de 260 km² formée par l’effondrement d’un volcan il y a 2 millions d’années. C’est aujourd’hui l’un des écosystèmes les plus riches d’Afrique, regroupant une faune impressionnante.
Niveau paysage c’est unique au monde. On se retrouve dans le cratère d’un ancien volcan, entouré de falaises vertes hautes de 600 mètres, avec un lac immense au milieu et des milliers d’animaux. C’est le lieu idéal pour observer une multitude d’oiseaux dont les flamants roses. On y observe aussi des espèces rares comme les rhinocéros. En une matinée j’en ai aperçu 5 (de très loin). J'ai aussi vu les classiques lions, éléphants, buffles, gnous, hippopotames, hyènes, zèbres, antilopes, autruches... Un régal !
Globalement, cette expérience de safari était magique. Voir toute cette faune sauvage m'a beaucoup ému à plusieurs reprise. Ici, on vit quelque chose de grand que je ne saurais décrire. J'en suis reparti comblé de joie et des images plein la tête.
Seul bémol, on a parfois pas beaucoup de temps avec chaque animal car les guides veulent tout nous montrer. Je recommande de prendre plus de jours pour profiter. Aussi, ces parcs sont les plus fréquentés, ce n'était pas aussi intimiste que je l'aurais souhaité. À refaire, je partirai sur dix jours et j'inclurai d'autres parcs plus reculés. J'irai aussi plus loin, pour aller jusqu'au lac Neutron qui a l'air sublime.
Dans tous les cas, faire un safari est une expérience unique. Je recommande à chacun de vivre ça au moins une fois dans sa vie et j'espère pouvoir y retourner !

























































































